Finactu - Une gestion active de la dette peut réduire le coût d’emprunt des États africains : FINACTU présente les conclusions de son étude à l’OCDE

Les 10 et 11 septembre 2026, le Groupe FINACTU a été invité à présenter au siège de l’OCDE à Paris les conclusions de son étude récente « La transparence réduit-elle la prime africaine ? Le cas des émissions d’eurobonds » (« Does Transparency Reduce the African Premium? Evidence from Eurobond Issuances »).

Septembre 2026

Devant une centaine de gestionnaires de dette, de banquiers centraux et d’économistes (FMI, Banque Mondiale, BRI, etc.), nous avons mis en évidence que les États du continent africain empruntent 0,9 point de pourcentage plus cher que les autres pays émergents, à notation et fondamentaux comparables.

Mais l’étude de FINACTU montre aussi que cette « prime africaine » moyenne de 91 points de base peut être réduite par une bonne gestion de la dette souveraine : en étudiant le comportement d’endettement de la quasi-totalité des émetteurs souverains du continent sur les marchés internationaux, nous montrons que des mesures simples comme une plus grande transparence sur la dette permettent aux États les plus performants de réduire les taux d’emprunt jusqu’à 80 points de base. Sur une émission de USD 1 milliard à 10 ans, cet écart de taux représente une économie de l’ordre de USD 80 millions sur la durée de l’emprunt.

Ces résultats confirment la conviction qui guide le travail de FINACTU auprès des gouvernements africains : professionnaliser la gestion de la dette publique, notamment la communication financière et le dialogue avec les investisseurs, permet aux États de réduire massivement leurs coûts d’emprunt.

En Côte d’Ivoire, FINACTU a eu l’honneur d’accompagner l’opérationnalisation de la Direction Générale des Financements du Ministère des Finances et du Budget (structuration front/middle/back office, dimensionnement des équipes, formalisation des procédures et des systèmes d’information, relation investisseurs…). Depuis cette réforme, la Côte d’Ivoire bénéficie de conditions de financement nettement plus favorables et a désormais accès aux instruments ESG.

Finactu - Une gestion active de la dette peut réduire le coût d’emprunt des États africains : FINACTU présente les conclusions de son étude à l’OCDE

La session consacrée à la transparence, à la gouvernance et à l’accès aux marchés. À la tribune, de gauche à droite : Rodrigo OLIVARES-CAMINAL, Professeur de droit à Queen Mary University of London, Paola SUBACCHI, Professeure titulaire de la Chaire Dette souveraine et finance à Sciences Po, Mario HUZEL, Senior Policy Analyst au Sustainable Sovereign Debt Hub, Mark WALKER, London Coalition on Sovereign Debt, Fatos KOC, Responsable de l’unité Marchés financiers de l’OCDE, et Ghita LAMRIKI, Directrice des Études de FINACTU

Pour Ghita LAMRIKI, Directrice des Études de FINACTU : « Nos travaux montrent que la transparence est l’un des leviers les plus rentables dont disposent les États pour réduire leurs coûts d’emprunt, et contrairement aux fondamentaux économiques ou aux conditions de marché, ce levier est directement entre les mains des gestionnaires de la dette. »

Géraldine MERMOUX, Directrice Générale Associée, ajoute : « Être la seule institution africaine à présenter ses travaux lors de cette conférence est une fierté, mais aussi une responsabilité : celle de porter, dans les enceintes où se construisent les standards de la gestion de la dette publique, l’expertise d’acteurs qui connaissent les réalités du continent. Chaque point de base économisé est une ressource qui peut être réorientée vers l’éducation, la santé ou les infrastructures. »

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Les participants de la 4e Public Debt Management Conference devant le Château de la Muette, siège de l’OCDE, Paris, 11 septembre 2026

L’étude de FINACTU était présentée lors de la 4e Public Debt Management Conference, organisée au siège de l’OCDE à Paris par le PDM Network, initiative conjointe de l’OCDE, de la Banque Mondiale et du Trésor italien. Sélectionné par le comité consultatif de la conférence à l’issue d’un appel à contributions international, le papier figurait parmi une trentaine de travaux présentés lors de l’événement, dont le programme réunissait plus d’une centaine de chercheurs et de praticiens.

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